Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
Bismi Allahi, Al-Rahmâni, Al-Rahiimi,
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jeudi 2 mai 2019

De l’autre côté de la mer


Prison de barbelés, exil
Du voyage à travers la mer ;
Des rêves de paradis, délices,
Il ne reste que revers amers.

Jadis, ils voulaient voir la plage,
Eux, naufragés de l’avenir,
Migrants prisonniers de leur cage
Regrettant, là, leurs souvenirs.

Replis sur soi, rejet d’autrui,
Des graines de la coexistence ;
L’homme assassin jette et détruit
Les semences qui germent puis se hissent, le surpassent avec éminence.

Jadis, je voulais voir la mer…
Mais les cadavres sur mon palier ?
Les bienfaits de ces terres prospères :
Acquis de justice… ou spoliés ?

Capitaux sans valeur produite
Que le port annonce à distance ;
Et le voleur conduit ce lieu !
Avec lui, tu cesses ou avances ?

Capitaux, produits sans valeur
Que le port à distance annonce ;
Lieu prospère enduit de voleurs !
Ces torts : tu acquiesces ou dénonces ?

vendredi 1 mars 2019

Prisons pour enfants, enfants en prison

Nous laissons l’oppresseur les tuer en silence,
Le ventre plein de peine et l’oreiller douillet ;
Coupables de se taire et d’autres connivences,
Le cœur éteint, rouillé, à force d’être souillé.

Nous manquons de courage et de priorité,
Les poches pleines de pièces de la Banque du monde ;
Nous croyons qu’il n’est sage de dire la vérité,
Et nous contons nous-mêmes des illusions immondes.

Tandis que ton frère meurt sous les talons d’airain,
Tu cherches le loisir et d’autres distractions ;
Le funeste système de l’occupant étreint
Les enfants mis aux geôles tels parcs d’attractions.

vendredi 14 juillet 2017

Les bienfaits du Coran (102) – La course aux richesses

La course aux richesses nous distrait !
Nos actions forment notre portrait,
Et elles seules nous suivent en la tombe ; nos meubles, voitures, chevaux, bétail, or et argent nous sont soustraits.
Nos héritiers profiteront et poursuivront dans la contrée.
Sur cela, Dieu nous interrogera quand nous allons Le rencontrer.
Il me parait plus qu’essentiel d’y méditer au quotidien pour qui aux jardins veut entrer :

Nous profitons des subsistances, mais n’en soyons nullement distraits.

vendredi 17 février 2017

Les cargaisons complètes

Le capitaine sur le pont s'efforce de tenir la barre ;
Du collier de ports successifs se lient des âmes ou se séparent...
Fixées aux nœuds de souvenirs, puis l'heure de larguer les amarres ;
Les aventures du front de mer se navigueront sans faire-part.
L'amiral craignant les écueils, buste droit, l’œil sur le phare.
Frappe les vagues en plein visage et le vent salé pour renfort,
Ceux qui n'ont pas trouvé rafiot s'emplissent, sûr, d'un morose confort ;
Vaste océan ou maigre terre, on en tire selon son effort.
Vois-tu les cargaisons complètes répandant générosités ?
Prison de supplices pour les uns, aux autres épargne et liberté
Vers l'autre monde en chemin, voici une pure vérité ;

Gisant sur le quai, quasi-mort, il n'est encore pas trop tard.

vendredi 28 octobre 2016

Sur le quai de nos sociétés

Oh ! On ne voit plus le temps qui passe !
Combien de passagers laissés sur le quai de nos sociétés ?
N'a jamais été aussi vaste notre temps et même notre espace ;
Combien pourtant se leurrent, se trompent des réelles possibilités.
Les connaissances multipliées ne mettent à l'abri que ceux qui : les vérifient et leur font face ;
Heureux celui qui s'organise et s'adonne aux actes louables avec une nette célérité,
Qui distribue de sa science ou qui cherche la vérité.
Il n'y a personne hors de cela qui se met en sécurité.

vendredi 16 septembre 2016

L'âne dans le puits

Voilà donc un fermier avare et arrogant
Dont l'âne n'est plus utile : il veut s'en séparer ;
Le pousse dans le puits et va pour l'enterrer
Armé de sa seule pelle et d'une paire de gants.

Tandis que le sans-âme croit clore le débat,
Et enfouir l'être d'une œuvre à moindre coût ;
Voilà que, ô surprise, l'animal se secoue,
Qu'il se reprend, s'agite, et gagne le combat.

Usant de ce par quoi on voulait le faire taire :
Faisant un marche-pied de la vulgaire terre ;
Habilement, il ne tarde à sortir gaiement,
Et la basse-cour entière tire un enseignement.

Encaisse bien les coups et prends les pour grandir ;
Ceux qui jurent ta perte ne font là que mentir.
Endure face aux obstacles présents pour t'éprouver ;

La victoire est pour ceux qui leur Maître ont trouvé.

vendredi 4 septembre 2015

Prendre aux riches pour donner aux pauvres

Prendre aux riches pour donner aux pauvres n'a jamais fait plaisir aux riches qui espèrent rester supérieurs.
Compare la société au corps et dedans les riches à nos têtes et les pauvres à nos postérieurs ;
La réforme de notre système s'apparente-t-il à les adjoindre à un seul et même niveau ?
Entre les deux, il y a le dos ! Doivent-ils pourtant être rivaux ?
Met les fesses au-dessus la tête, la prière venue du Seigneur ;
Et quand on demande au Prophète (SBDL) s'il se veut roi ou serviteur,
Il préfère se tourner vers Dieu et être un jour satisfait puis le lendemain demandeur.
Aussi a-t-il depuis les pauvres toujours vu de Dieu la splendeur
Il n'a laissé aucune fortune, rien qu'un trésor inestimable.
Toi qui voudrait devenir riche, ne construit donc pas sur des fables.
Avec le temps, tout disparaît ; préfère ce qui n'est consommable
Car l'au-delà est bien meilleur et certainement impérissable.
Prendre aux riches pour donner aux pauvres ce qui est leur droit ordinaire
S'avère en fait compliqué car comment justifier sinon l'accroissement inégalitaire ?
Le Seigneur l'a pourtant lié au commandement prioritairei.
Qui donc peut se tourner vers Dieu et faire fi de leur misère ?
L'aumône légaleii est un pilier, dont nous pouvons être très fier,
Qui soude fort entre eux les membres et empêche le corps de plier,
Qui fait qu'outre économiquement le bourgeois et le pauvre hère sont par leurs cœurs, unis, liés.
La seule différence se fait donc entre deux d'après leur piété.
Veux-tu que tes œuvres soient fermes ou sur la Balance émiettées ?
Car au Jugement n'est acceptée que l'oeuvre conforme pour Dieu seul.
Obtenir Sa satisfaction motive donc ceux qui l'éternité veulent.
Que le salut soit sur celui qui fut le parfait Messager (SBDL) !
Respectant les droits et devoirs, agissant tel un passager.
Prendre aux riches pour donner aux pauvres pourra-t-il faire jouir les nantis ?
Ceux qui accéderont aux jardins voudront-ils partager leurs biens avec ceux qui furent des bandits
Et qui plutôt que travailler gaspillèrent leur temps à jouer ?
Vois comme les nations du passé malgré leurs richesses et leurs armes furent au final anéanties !
Ta préservation n'est possible que si Dieu, le Puissant, le Sage, l'ordonne et te la garantie !
Combien ont parcouru cette Terre et Tes bienfaits ont refoulés ?
O Seigneur Parfait et Saint, que Tes mérites soient loués !






 i   La prière. C'est la principale adoration obligatoire que le croyant se doit de remplir.

ii   Zakat en langue arabe.

vendredi 16 janvier 2015

Miséricorde offerte

Tout sur cette Terre va disparaître
Sais-tu qui te fera mourir puis ensuite te fera renaître ?
Veux-tu entrer dans les jardins aux multiples étendues vertes ?
Ou compter parmi les haineux qui se sont conduits à leurs pertes ?

Ne succombe pas aux vanités qui poussent à avoir, non à être
Quand la richesse est dans le cœur, voilà l'exemple de notre Maître :
Mohammed l'envoyé de Dieu (SBDL) pour l'égaré lanceur d'alerte
Et pour celui qui agit bien, il est miséricorde offerte.

Aussi vois donc l'islam comme paix qui fait revivre l'homme inerte ;
Et apporte un sens à sa vie quand il se trouvait mort, certes.
Aussi comme le bon vivre ensemble dans la lumière, non le paraître ;
N'est-il pas agréable et simple de voir la bonne entente naître ?

Aussi dans l'effort, la patience nous construisons la société
Et le changement que l'on veut voir et auquel on veut accéder.
A Dieu le croyant s'en remet dans le respect de ses semblables
Ne sommes-nous tous pas des humains qui cherche une existence stable ?

vendredi 27 juin 2014

La course au bien

Louange au Doux, au Très-Clément, science et sagesse coïncident !
La vérité, descendue, prête ; la création, parfaite, limpide.
De l'équilibre, il est le Maître, lui : le Seigneur, le Dieu l'Unique ;
De la réussite, le Garant, du châtiment pour les iniques.
Dans la course au bien rien n'arrête l'Homme pieux qui du Trésor, avide ;
Lorsque survient l’Evénement, malheur qui trouve son compte vide !

jeudi 13 mars 2014

Le voyageur


Bienheureux est le voyageur vivant ce monde en étranger.
Malheur à qui suit les richesses ne cherchant qu'à les engranger ;
Elles lui suffiraient qu'il cesse, mais il continue de manger
Du bien que le pauvre a acquis. Au Jour du Jugement en danger
Quand est béat l'adorateur, tourné vers Dieu et Ses secrets qu'il s'efforce de vendanger.
Comment peut-on laisser son âme, son cœur et sa vie dérangés ?

jeudi 28 février 2013

Les grands délices

L'être humain veut tout quantifier, les trésors tant accumulés : son or, son argent, ses effets...
L'aumône distribuée,
Les enfants qu'il a engendré, ce vers quoi son cœur a penché,
La probabilité de réussir dans telle affaire ou dans telle autre.

Tant occupé par les richesses qu'il en oublie les grands bienfaits,
Qu'il s'égare de sa fonction même, qu'il s'écarte de ce que son Seigneur lui a sciemment attribué :
La santé, l'air qu'il respire, la raison, le pardon de tous ses péchés...
A quoi sert le bénéfice de tout ce monde si l'on perd l'autre ?

Aussi celui qui veut du bien commence par être satisfait,
Continue par dire merci, poursuit en s'inspectant lui-même, s'efforce à son acquittement, à l'œuvre pie rétribuée,
Aspire non à la quantité mais au repos du cœur, de l'âme, à la pleine sérénité, à des lits de délices jonchés ;
Et celui qui a son Seigneur, qui alors peut-il vouloir d'autre ?

vendredi 11 mai 2012

Mon cœur et mon amour

Pourrais-je abandonner mon cœur, et mon amour pour la survie
Éphémère, illusoire et meurtrie par leurs corruptions,
Par leur matérialisme accru, par leurs vaniteuses envies ?
Pourrais-je abandonner mon cœur quand ils n'offrent que déception ?

Pourrais-je abandonner mon âme à la solitude et l'ennui,
A la noirceur et aux ténèbres, au repli dans l'obscurité,
A l'abandon de qui l'on aime, des belles études et de leurs fruits,
Quand ils n'offrent là que le drame d'une haineuse sécurité ?

Pourrais-je abandonner l'islam qui fait mon bonheur et ma joie
Dans l'épreuve comme dans l'aisance, avec ma famille, mes amis ?
Comment ne pas verser des larmes quand tant s'écartent de la voie,
De la droiture vers la nuisance quand le meilleur nous est promis ?

Qui préfèrerait un bout de cendre plutôt qu'un bonbon ou un fruit ?
Qui dans un feu voudrait descendre plutôt que monter où tout luit ?
Pourquoi ne veulent-ils pas comprendre, ne méditent-ils de jour, de nuit
Sur la création belle et grande, sur ses signes en eux et autrui ?
Pourquoi à vil prix ainsi vendre, pourquoi détruire ce qui construit ?
Pourquoi ne pas vouloir apprendre, accourir à ce qui instruit ?
Et pourquoi son temps gaspiller, puis se lamenter du produit ?
Alors que n'est éparpillé l'acte pieu pour le Dieu conduit,
Et qu'au multiple il est payé, et au Paradis introduit.