Nous vivons certes dans une époque
où flamboie la haine attisée,
Un effondrement des valeurs, le bon du
vil est la risée,
Où seul le profit personnel et
l'intérêt sont là visés.
Voilà que bientôt vient
donc l'Heure, et qu'on expose ce qu'ils pensaient, ce qu'ils
faisaient, ce qu'ils disaient !
L'agonie de la mort nous fait voir en
certitude la vérité ;
Qui la déniait reçoit
alors un châtiment bien mérité :
Notre Seigneur est le Clément
mais a lui la sévérité.
Les pieux, sages, bel-agissants, des
beaux jardins vont hériter.
Nous vivons certes une époque où
chacun poursuit ses passions ;
Quand le nom de Dieu on évoque,
il poursuit ses allégations, et exprime son ignorance.
Nous observons dans notre époque
que s'affichent de glorieux mensonges,
Que les preuves d'accusation sont
inventées et se rallongent,
Que les cœurs se sont endormis, que
beaucoup vivent dans un songe,
Se laissant bercer et berner,
Égarés certes du
troupeau, éloignés certes du berger,
Privés de sein où se
blottir, privé du soin de l'hébergé,
Leurs attaches désagrégées,
Dans les ténèbres
s'enfoncent et plongent,
Dans cette mer profonde et trouble, que
leur discernement n'éponge.
Nous vivons certes une époque où
se multiplie la souffrance,
Où l'on équivoque à
taux plein, pour nous détourner l'attention,
Où l'homme placé sur un
tremplin n'est qu'un marchepied ou un pion
Au service de vils intérêts,
Où côtoyant des rivages
nobles, le marin ne sait attérer,
Et choisit voguer vers la mort, pour
lui et son équipage.
Nous vivons certes une époque où
s'accentue la différence entre croyants et opposants : dans le
respect mutuel s'affermit alors le clivage,
Où négligeant le sens
profond, on ne se soucie que de l'image.
Si Dieu veut des serviteurs humbles,
c'est qu'Il pratique l'écimage*.
Pourquoi crois-tu qu'ils ne s'en
prennent qu'à la dernière Révélation ?
Le miracle c'est que le complot frappe
pourtant qui veut l'atterrer.
Ne vois-tu pas que Dieu laisse faire
alors qu'Il peut les arrêter ?
Les laisse atteindre leurs délais,
s'amendent ou ont condamnation.
L'islam est bien l'ultime opus
perspectivant sur l'au-delà,
Un barrage au consumérisme, ce
fleuve où l'Antéchrist noie.
Iblis n'a-t-il juré la perte
jusqu'à ce que son terme échoit
Des créatures aimées de
Dieu, ainsi que c'est explicité ?
Nous vivons, ô vous, une époque
qui se confirme compliquée ;
Où la vérité et le
faux se mêlent et se sont imbriqués.
Le profane est pourtant limpide, le
sacré l'est également.
Purifie ton cœur, ô mon frère,
et use-en à bon escient,
Maintien-toi éloigné des
troubles, accepte tes tribulations,
Accomplis le bien quoiqu'il coûte,
et reçois-en l'allocation,
Sois patient, ferme sur ta route,
membre de la Grande Nation ;
Ton Seigneur soutiendra ta joute,
facile sera ton accession
Intègre Sa Miséricorde,
sans doute... et entre en la délectation.
* écimage
(définition) : Action d'écimer une plante pour lui
donner de l'épaisseur, la faire fructifier ou éviter
qu'elle verse ou se brise.