Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
Bismi Allahi, Al-Rahmâni, Al-Rahiimi,
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vendredi 14 février 2020

Sois donc parmi les bien-guidés


Avec sa canne, le pécheur s’efforce face à l’étang ;
Porte et reporte sans comprendre, l’âne s’agite en omettant
L’essentiel dans sa quête. Vois donc comme il gaspille le temps !

Avec son bâton, le pèlerin avance vers le rendez-vous ;
La satisfaction la meilleure pour les pieux et pour les dévots.
Triste, égaré dans la pénombre : voilà donc celui qui dévie !

vendredi 27 décembre 2019

Joie et bonheur


Et la nature de l’Homme, et la nature humaine…
S’avérant pourtant faible, si noble et si fragile ;
Ah, comme elle se présente ! Ah, quelle bonne aubaine !
Car si élégante, car en fait si agile.

Et combien donc de terres, d’étendues vertes et d’îles,
Encore dépourvues, pas garnies, d’âmes saines ?
Et combien de déserts, zones arides ou villes,
Orientées vers des œuvres inutiles ou vaines ?

Vivant dans le chaos, le désordre facile,
Entouré d’injustice, de douleurs et de peines,
Je sais la solution, le meilleur ustensile,
Qui vers joie et bonheur nous convie, nous emmène.

Que veut de Dieu la paix, la récompense pleine,
Qu’il emprunte au Prophète  les pensées de son style ;
Que son âme il éduque, qu’à son cœur il apprenne :
« L’autre passe avant soi », j’aimerais qu’on en convienne.

vendredi 13 décembre 2019

Ne vous trompez pas d’effort


Ayant, eux, voyagé si loin pour le Prophète (SBDL) visiter,
Ils l’ont découvert derrière eux, avec ceux restés, au départ, assis dans l’effort d’exister.
Ayant médité cette leçon, allez-vous encore hésiter
Tandis que d’autres en la récolte accumulent salaire et profits, là, jour et nuit, à persister ?
Ô vous les dévoyés, les morts,
Ne vous trompez donc pas d’effort :
Ni dans le repos, le confort,
Vous n’adviendrez beaucoup plus forts ;
Ceux qui sont leurrés dans leurs œuvres se trouveront face au Seigneur la face endeuillée, attristée.
Et les consciences réveillées qui prennent soin de l’évidence auront pour leurs âmes l’essor.
La joie. Et la félicité.

vendredi 6 décembre 2019

2019


Dehors la société s’écroule ;
Et sur le sol, le sang coule.
Combien de yeux, mains arrachés ?
Et même, combien de cœurs fâchés ?

Le long des routes ayant quitté
L’injustice et l’iniquité ;
En gare de la misère sociale
N’aboutissent qu’à l’hiver glacial.

Un étudiant s’est immolé
Par le feu. Ils sont désolés.
Qu’éclabousse la précarité !
La bourse ou la réalité ?

Ronds-points, grève… pour se défouler ?
Les despotes sont affolés.
Les pauvres ils ont déjà pillés ;
Voudraient plus : être suppliés !

Le temps s’écoule, l’épargne vide,
Pauvres vieux au regard livide ;
Usagers sués jusqu’à l’os,
Demain morts et mis à la fosse.

Créant la pénurie, le manque ;
Qu’eux : coffres pleins et comptes en banques,
Vivant de festins et d’orgies,
T’empoisonnent ou vont t’égorger.

Vivre ensemble ? La digue a cédé ;
Croire en l’espoir, être obsédé ?!
Tandis qu’à coup de peurs, de haines,
La masse d’ignorants se freine.

Témoin silencieux de l’époque ;
Rimes descriptives que l’autre moque.
Pourrait décrire le succès :
Vivre simplement sans excès.

Témoin de tant de tragédies ;
Tu ennuies, on te congédie.
Méprisés d’eux, sans nul procès ;
Heureux qui gardent à Dieu l’accès.

Vanité éphémère après laquelle tous courent :
Vivre près du roi et sa cour.
Persévérants, croquant l’écorce,
Au cheminement spirituel, nuit et jour, le croyant s’efforce.

vendredi 8 novembre 2019

Rappel


La mort suffit comme rappel
A celui qui fuit l’équipage.
Mais que fais-tu donc là, sans elle,
Oisif ; eux autres préparent leurs bagages.
Rester là ? Comment être admis ?
Tantôt viendra le moment sinistre
Sur lequel nul doute n’est permis
Un jour effroyable, certains heureux et d’autres tristes
Force est de constater qu’ils vont la rencontrer ;
Font-ils le nécessaire ?
Ils sont plutôt distraits.
Tous se méprennent encore sur ce qu’il faudrait faire
Comme de vulgaires débutants
On ne saurait trop conseiller
Mieux vaut mourir le cœur constant
Mieux vaut en tout instant veiller.
En fait, certitude est richesse :
Reste donc à distance des doutes ;
Assieds-toi donc dans la sagesse,
Prépare ton âme qu’elle redoute,
Puissamment, le grain du tamis.
Ensemble nous irons par la route :
Le retour vers le Seigneur, Dieu, de la ruine vers le Paradis.

vendredi 18 octobre 2019

Les enfants qui s'amusent


Un coussin ? Trampoline !
Faisant une course folle depuis l’haut d’la colline !
Toute chose amplifiée par l’imagination, puis par la discipline ;
Le pouvoir de l’esprit, celui de jeunes garçons
Qui grandissent, se forment, s’informent, se conforment…
Nous jouions nous aussi avec simples galets :
Nous n’avions ni ballon, ni poupée, ni télé ;
Nous n’avions de fusée, nos rêves ont décollé.
Nous voilà aujourd’hui à souhaiter la réforme ;
Nos ambitions piégées du diable à l’hameçon.
Tirant fort sur le fil. De cette force énorme,
Acteur de nos vies, de notre foi maçon.

vendredi 11 octobre 2019

Le domaine harmonieux


L’arbre a donné ses fruits, que pourrons-nous produire
Si l’on ne prend pas soin du verger, du terroir,
Qu’on gaspille à outrance, voire même qu’on détruit ;
Sans action réformante : à quoi sert-il de croire ?

vendredi 27 septembre 2019

Je rentre à la maison


Je rentre à la maison,
Personne pour m’accueillir ;
La télé, le seul hôte, vers qui me recueillir.
A double tour la porte, le cœur en la prison.

Je rentre à la maison,
Le salut, le sourire ;
Voici là, les enfants, qui vers moi vont courir,
Dans les bras triomphants en cette prime saison.

Mains propres, nettoyées,
Cohésion partagée :
Quel bien fait aujourd’hui ? Qu’as-tu de bon mangé ?
Ton regard qui luit, et moi pour vous choyer.

Je rentre à la maison.

vendredi 20 septembre 2019

Mode d'emploi du retour à Dieu


Bouteille vidée, cassée,
Breuvage anéanti du pèlerin dans sa course ;
Merveille, idée tracée :
Le sauvage vainqueur car remplit à la Source.

vendredi 30 août 2019

La preuve par le décès


Tantôt dans l’insouciance puis dans la réaction,
Ton passage sur Terre accepté par fractions ;
Qui t’octroie délivrance à la Résurrection ?

Tu prépares demain, et la pelle et la pioche,
Le trou dans le jardin dans ton âme ricoche,
Traverser la frontière n’est nullement fastoche.

Et migrants refoulés aux limites des actes,
Navire chargé, coulé, passagers sans contact ;
Misérables voulaient n’être pas comme insectes.

La terre s’accumule sur les planches de bois,
Cette vie amère, nulle, j’y ai raté ma voie ;
Parcours dans le linceul, premier rôle au convoi.

Et la tombe t’embrasse la prière accomplie ;
L’interrogatoire t’enlace et la mort t’assouplit.
Destination sans trace, Seigneur je T’en supplie !

Lumière ? Obscurité ? Plus de bruits de souliers…
Maître de vérité, quel mauvais écolier !
Ô vous mes héritiers, qu’est-ce donc que vous vouliez ?

Il ne reste pour l’Homme qu’un faible laps de temps…
Des bienfaisances, somme, qui en sera content ?
Du Dieu, là, sous le trône, qui a reçu autant ?

Que celui qui domine, perdure, persévère,
Son amour culmine au pic, au belvédère :
Ego mort, âme en paix ; et doux avec autrui, avec soi-même sévère.

vendredi 23 août 2019

Celui qui cherchait encore la Vérité et celui qui y habite


Se levant le matin sans aucune intention :
Corps actif, âme inerte lorsqu’il passe à l’action ;
A pêcher le bonheur… mais dans la captation ?!
Dans piscine des peines sans fin sa natation !

Cherchant justesse et sens dans chaque adoration,
Du Maître Son Pardon et Sa Satisfaction :
Cheminant avec peu, vraies, fortes interactions
Joie éternelle gagnée, belle fraternisation !

vendredi 16 août 2019

Jardins


Entrez dans les jardins, vos cœurs tressaillissent ;
Les légumes et les fruits y sont en abondance,
Le calme et le repos des fontaines jaillissent,
Subjuguées sont vos âmes d’autant plus qu’elles avancent.

Vivez dans ces jardins, tirez-en jouissance ;
A Dieu méditer fort que vos êtres se hissent.
Les allées, les parcours, vous ramènent en enfance ;
Les lieux aménagés, que donc y jouent vos fils.

Œuvrez dans des jardins dont nul n’a connaissance ;
Le savoir et l’action se mélangent et se tissent :
Toile multicolore, suave, douce fragrance
Le labeur de la terre, le produit du délice.

La pleine luxuriance, les rivières qui glissent,
Rencontrez-en le Maître, la Source et la Science ;
Jardins après jardins, oui l’au-delà existe :
Dès aujourd’hui bonheur, et dès demain aisance.

vendredi 9 août 2019

Et si nous désirions vraiment le Paradis et ses bienfaits ?


Liste de vœux pour les pieux pour les cadeaux du Paradis,
Offrandes promises aux meilleurs, n’en goûteront rien les radins ;
La vérité de Dieu, l’Unique, est aujourd’hui, demain, jadis…
Le spectacle de ce pique-nique, certains acteurs, d’autres aux gradins.

Que voulez-vous pour l’au-delà comme bonheur, comme délices ?
Que niez-vous comme bienfait de Dieu que là vous gaspillez ?
Vous avez dans cette Terre immense des joies douces et de bons prémisses !
A chaque gaspilleur son salaire, et chacun d’eux fort houspillé !

Dieu guide qui veut, toi que veux-tu ?
Qui demande peu, aura peu.
Et l’Homme qui se contente, heureux ; pour le bonheur, donc, votes-tu ?
La foi entre sans prévenir et alors elle t’attrape.

vendredi 2 août 2019

L’extension de l’arbre


Du tronc : des branches s’élancent, et d’autres se cassent ;
A l’ombre de ton souvenir dansent tes œuvres, s’effacent…
Sur Terre, vers le haut du ciel : affirme tes traces !

vendredi 7 juin 2019

C’est beau, la vie !


De l’or pour dormir, de l’argent pour aimer ;
Que manque-t-il à l’homme pour enfin s’affirmer ?
Le repos pour le cœur et la foi aux sommets,
Une vie vouée à l’autre, utile et confirmée.

vendredi 24 mai 2019

De l’effort dans ramadan à l’effort tout au long de la vie


Le temps passe… et les enfants grandissent ;
Et quoiqu’alors ils fassent… les parents flétrissent.
Qu’ils cherchent, trouvent, et aiment, qu’alors ils investissent ;
Qu’ils échouent, recommencent, puis enfin réussissent.
N’as-tu pas vu comment grimper de un à dix ?
Le Très Sage procure à ceux, là, qui persistent,
Qui contre leurs passions s’éduquent et résistent ;
Entraîne-toi avec eux, tu vivras bien mon fils,
Et demain trouveras les jardins des délices,
Et la satisfaction du Maître de Justice.

vendredi 17 mai 2019

La pluie de Ramadhan


La pluie lave la Terre et réveille les fanes ;
A lire la lumière s’émerveillent les âmes.
Tu profites et chemines, au loin le Jour des Comptes,
Dans les sentiers de foi qui descendent et qui montent.

Le mois de la patience te remémore ton Maître :
Tu examines ta voie, tu questionnes ton être.
Seigneur, positionne-nous, aptes au moment propice
Où l’Homme se réforme de tous ses hontes et vices.

Seigneur, accepte l’œuvre, exauce nos prières,
Donne-nous la joie d’enfants pieux dont nous sommes fiers.
Dans le mois des bienfaits, le Coran est la manne :
Fermés les robinets, tu ouvres grand la vanne.

Certains ne voient que l’eau, tu vois l’irrigation ;
Certains n’ont que la soif, toi la satisfaction ;
Certains pensent à la gêne, c’est ta tranquillité :
Tu t’approches de Dieu, la seule finalité.

vendredi 12 avril 2019

Enfants de Palestine

Innocences dans les prisons ;
Rêves sans sommeil de munitions.
Quitter l'injuste punition...
Mais que reste-t-il des tisons ?

Faire la paix en soi-même,
Avant de battre l'occupant ;
Cœur qui hait n'atteint cœur qui aime,
Futile fragile poignard coupant.

Saisir même l'infime point commun,
L'atome d'humanité en face ;
L'infirme en foi, le pieu immun :
Pardonne, avance, vis et efface.

vendredi 29 mars 2019

Le lac des cygnes


Les chaises alloties persistent à être vides ;
Les coussins rembourrés d’une arrogance livide :
Responsabilités confiées aux gens indignes,
Au lac de l’injustice, à l’apparat des cygnes.

Les cœurs durs et faibles plus guère concernés
De l’intérêt commun, des pièges refermés,
Et de l’obsolescence des piètres gouvernés,
Et de la maltraitance, assumée, affermie.

Au guichet du bon droit, encaissons le vital,
Le solde des réformes et notre capital,
Et donnons à la paix application totale ;
Toute carence d’amour nous serait vite fatale.

Aussi il ne faut pas avoir peur de la mort,
Avancer attaché à ses propres remords ;
Sois de ton film acteur et non simple décor ;
Où crois-tu que se forme ton honneur, ton trésor ?

vendredi 22 mars 2019

Avoir 7 ans


Quand on a sept ans, qu’encore on veut grandir,
Mais que n’est pas acquise l’expertise d’écrire ;
Les traits de caractère sont déjà notifiés,
Et les valeurs exquises dans le cœur sanctifiées.
Quand on a que sept ans, on a tout à prouver,
Et sa voie à tracer, son destin à trouver.
Quand on a que sept ans, il faut encore agir ;
La voie est encore longue et il faut s’assagir.
Quand on a que sept ans, vivra-t-on jusqu’à huit ?
Sera-t-on endurant ou prendra-t-on la fuite ?
Mais où irions-nous donc sans être autonome,
Que la vie des adultes nous semblent monotones ;
Mais qu’on veut toutefois vite leur ressembler,
Que l’on veut être fort, libre, ne pas trembler.
Quelle peine et labeur de gagner la confiance,
Les bons outils utiles livrés par la science,
Et la joie de pouvoir partager le bonheur
Dans une équipe pleine de frères et de sœurs.
Quand on a que sept ans, on est loin d’être un adulte ;
Mais tout petit déjà nombreux voient bien leur but.