Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
Bismi Allahi, Al-Rahmâni, Al-Rahiimi,
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vendredi 16 août 2019

Jardins


Entrez dans les jardins, vos cœurs tressaillissent ;
Les légumes et les fruits y sont en abondance,
Le calme et le repos des fontaines jaillissent,
Subjuguées sont vos âmes d’autant plus qu’elles avancent.

Vivez dans ces jardins, tirez-en jouissance ;
A Dieu méditer fort que vos êtres se hissent.
Les allées, les parcours, vous ramènent en enfance ;
Les lieux aménagés, que donc y jouent vos fils.

Œuvrez dans des jardins dont nul n’a connaissance ;
Le savoir et l’action se mélangent et se tissent :
Toile multicolore, suave, douce fragrance
Le labeur de la terre, le produit du délice.

La pleine luxuriance, les rivières qui glissent,
Rencontrez-en le Maître, la Source et la Science ;
Jardins après jardins, oui l’au-delà existe :
Dès aujourd’hui bonheur, et dès demain aisance.

vendredi 11 avril 2014

L'escalier de la vie

Vois donc l'enfant qui tient la rampe et se hisse dans l'escalier !
La vie aussi est ainsi faite que par l'effort tu veux rallier
Une meilleure situation et vises de meilleurs paliers.
En dehors du Grand des Nations tu ne trouveras d'utile allié ;
Ton cœur se permet-il sciemment les bienfaits de Dieu d'aliéner ?
Atteins les degrés supérieurs tant que tu es apte à y aller...
Vois donc comme le temps est passé, que par la terre vite avalé.
Qu'alors tu payes errances, erreurs, et que l'addition est salée !

jeudi 6 février 2014

Ce qui me rend heureux


Ô puissant, ma vue, mon ouïe, et mon cœur,
Ne sais-tu pas qu'à mon bonheur,
Que mon Seigneur en permanence,
Certes y pourvoit sans nulle carence ?
Ne m'a-t-il pas donné les moyens de Le louer, Le remercier
Pour les multiples bienfaits dont il me faut savoir jouir, qu'il me faut savoir apprécier ?
Ô brigand, ce qui me rend chaque jour heureux
C'est d'être bien reconnaissant envers le Miséricordieux
Par les bonnes actions que je fais, et les mauvaises dont je m'abstiens,
Par mon effort sur Sa voie qui dans l'islam me maintient.
Autrefois, j'étais triste et frêle, le cœur mort, l'âme à l'agonie ;
Désormais nuit et jour j'espère goûter au doux pardon promis.
Pourquoi alors, ô malheureux, persistes-tu dans le déni ?
Pour autant que tu as acquis, tu as la vérité omis.
Et négliges-tu le droit de Dieu ? Et celui des nécessiteux ?
Pourquoi te montres-tu hautain ? Et orgueilleux ? Et vaniteux ?
Maudit sois-tu, ô mécréant ! Quant à celui qui aura cru en ayant accompli les rites
Dans la piété bien manifeste, il entrera dans les jardins pour l'éternité qu'il mérite.
Si tu savais comme Il pardonne, tu ne désespérerais pas. Et tu te repentirais vite.

vendredi 14 juin 2013

La béatitude


On n'est jamais mieux que chez soi, près son trésor, sur son divan,
Dans le calme et la volupté parmi ses parents et ses proches.
Qui pour le Vrai a donc opté, traversant du mort au vivant :
De la lumière dans sa poitrine, et le bonheur dans sa sacoche
Désormais il distribue
Parmi les peuples et les tribus ;
De Dieu connait les attributs,
La perfection de Ses merveilles.
Ne les ignore que qui sommeille ;
Ô dormeur, aspire au réveil !
Tant d'humains las de leurs actions
Aspirent à la félicité, n'acceptent pourtant pas l'islam, ses joies et ses protections,
Par orgueil ou par ignorance, se privent de ses perceptions.
Comment montrer la perfection en affichant l'imperfection ?
Ne pas trop s'avancer soi-même, mais éclairer les créations,
L'alternance des jours, des saisons,
Faire méditer notre héritage, notre savoir, notre raison,
Aptes au partage et responsables de la bonne communication.
Voulez-vous la béatitude* : agissez avec précaution ;
Dans le Paradis se prélasse qui s'évadait de ses passions.
Et éternels sont les jardins pour les meilleures créations.


* béatitude (définition) : Félicité éternelle que goûte l'Homme jouissant de la vision de Dieu

jeudi 4 avril 2013

Allah, le Généreux, l'Ultime, le Grand, le Sage, le Tout-Puissant ;
Il donne la vie, Il donne la mort, nulle créature pour L'égaler
Car c'est Lui qui a créé l'être, et nul ne peut venir, aller,
Sans sa permission. Il est le Vrai, l'Omnipotent.
Nos femmes et nos enfants ci-bas entretiennent la joie de nos cœurs.
Ils nous aiment plus qu'à eux ne tiennent, et nous le prouvent par leurs actes ;
Aux miens, je demande donc pardon que mon amour soit inexact
Car je suis envers eux ingrat en fonction de tout le bonheur
Que je reçois de tous leurs dons, chaque jour de vie, à leur contact.
Le Prophète* a donc demandé au Seigneur, le Compatissant,
Comment montrer pleine gratitude, il s'en sentait bien incapable
Tant de bienfaits il fut pourvu, tant substantiels que impalpables.
Et le Suprême de lui répondre que c'est seulement cette attitude qui le classe comme reconnaissant.

A mon Seigneur donc je demande qu'Il nous épargne comme châtiments,
Un cœur mort, une âme inerte, une raison poussée aux extrêmes,
Une famille qui se fissure, une religion qui se meure.
Seigneur, guide-nous vers la droiture,
Sur les pas de tes nobles élus ;
Et écarte-nous la torture
Éternelle du feu reclus !
Et ne laisse pas nos cœurs dévier après que tu nous aies guidé !
Toi Seul soutien ; qui tu délaisses, qui alors viendra les aider ?






Dawoud (David), la paix soit sur lui

jeudi 28 février 2013

Les grands délices

L'être humain veut tout quantifier, les trésors tant accumulés : son or, son argent, ses effets...
L'aumône distribuée,
Les enfants qu'il a engendré, ce vers quoi son cœur a penché,
La probabilité de réussir dans telle affaire ou dans telle autre.

Tant occupé par les richesses qu'il en oublie les grands bienfaits,
Qu'il s'égare de sa fonction même, qu'il s'écarte de ce que son Seigneur lui a sciemment attribué :
La santé, l'air qu'il respire, la raison, le pardon de tous ses péchés...
A quoi sert le bénéfice de tout ce monde si l'on perd l'autre ?

Aussi celui qui veut du bien commence par être satisfait,
Continue par dire merci, poursuit en s'inspectant lui-même, s'efforce à son acquittement, à l'œuvre pie rétribuée,
Aspire non à la quantité mais au repos du cœur, de l'âme, à la pleine sérénité, à des lits de délices jonchés ;
Et celui qui a son Seigneur, qui alors peut-il vouloir d'autre ?