Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
Bismi Allahi, Al-Rahmâni, Al-Rahiimi,
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vendredi 30 août 2013

Le prix de la guerre


La dévotion, du corps, de l'être, est la concentration des pieux.
Le meilleur propos pour la langue est constamment d'évoquer Dieu ;
Mais, il y a certes un temps, un temps...
A chaque instant d'intimité : un instant avec enfants, femme ; la nuit, seul, prosterné, en pleurs.
Une heure pour travailler sans calme, une autre à soulager son cœur.
L'alternance de périodes pour l'âme est un signe du Créateur,
Qui n'a pas fait de nous des anges à l'adoration continue,
Quoi qu'ayant accru nos mérites, bien que fut notre foi ténue ;
Nous nous égarons, revenons... sur la voie droite ainsi venue :
Est donc ainsi produite la paix, est l'engagement de l'Homme tenu.
Parfois conduite par défense à payer le prix de la guerre, heureux qui Dieu a soutenu ;
De l'un alors entre en Enfer, pour l'autre jardins obtenus.

vendredi 3 mai 2013

La vie est un combat, un dur champ de bataille,
Une moisson intense dont est gardé le blé et est brûlée la paille ;
Alors que vient l'été les soldats donc s'efforcent
A coup d'épées, tirs d'arcs, de transpercer l'écorce.

La vie est un combat ; les macchabées là gisent,
Et l'oration funèbre trouve une pleine assise.
Nature ambivalente, nul ne sait son destin ;
Et la Mort en attente ouvre ou clos le festin.

La vie est un combat ; les assoiffés s'abreuvent
Dans les puits de sagesse, dans les fleuves d'épreuves ;
Chaque situation est source de trophées
Pour l'âme qui veut bien d'œuvres pies s'étoffer.

La vie est un combat aux multiples ennemis ;
Nobles comme pervers, prêts à tout pour abattre
Ce qui pourrait un jour leur égo compromettre.
Aussi prenez bien garde au secret des semis,
Ne plantez vos affaires qu'en toute discrétion ;
Car le jaloux sans cœur commet toute agression.

La vie est un combat, la victoire évidente
N'est ni orgueil ni sang mais plutôt paix intense.
On défait l'ennemi d'une trêve persistante.
La paix est le chemin et est la récompense.

La vie est cette force par quoi l'Homme a agit
Dans la voie du Très-Haut pour ses rêves assouvir ;
Celui aimé de Dieu, sa poitrine élargie,
Tout en étant pour ça invité à souffrir.

jeudi 24 janvier 2013

Sur une colline paisible

Se tenait là un olivier, sur une colline paisible.
Puis les soldats sont arrivés et ils nous ont tous pris pour cible :
Nos tentes furent rasées, détruites ; notre mosquée n'est qu'éboulis.
Nos efforts nous reprîmes ensuite, qu'ils n'aient guère marqué ce pays.

Ils désirent nos terres prélever, en nous asphyxiant, insensibles.
Ne leur permette point de s'élever, leurs actes, vils, répréhensibles.
Leurs âmes peinent à soulever le poids des péchés extensibles
Qu'ils arborent. Nos têtes dressées, qu'éblouisse l'Homme la paix possible.

A faire face l'exil ou la mort, quel fou choisirait partir ?
Qui désire s'affranchir à tort du bonheur de pouvoir souffrir ?
Qu'ils nous saignent et que nous mourions, qu'ils ne faillent point nous embaumer.
Que vienne la victoire, nous aurons le salaire plein qu'Il nous promet.

Se tenait là un olivier, un amandier et un clocher.
Puis les soldats sont arrivés pour nous empêcher d'ébaucher
Notre rêve d'une Palestine qui serait un fructueux gain ;
Dans les deux mondes auraient l'estime, l'honneur, les plus précieux biens.
Puis les soldats sont arrivés. Patients, nous poursuivrons demain.

vendredi 18 janvier 2013

La guerre

Prisonnier de ses rêves, esclave de ses phantasmes, abusé par ses passions, otage de ses péchés, l'homme encourt la damnation ;
Sauf celui qui, assidu, se livre ardemment à la guerre,
Pas celle pour dominer sur Terre,
Mais celle où il s'efforce à l'humilité par l'action.

vendredi 4 mai 2012

Sous le tapis

Sous le tapis dort la poussière : l'ignorance et la peur s'affronte
Dans le combat bien singulier où le soldats sont camouflés,
Où l'arrogance de l'être fier le rend tout content de sa honte
Quand dans un mépris régulier son hypocrisie vient souffler.
Le riche ne trouvera sa part au Jour du Succès de l'Epargne
Des misérables et malheureuses qui n'aspiraient qu'à la vraie vie ;
Appliqué, seul se prépare le cœur bon qui défie la hargne
Quand sur des fables fort haineuses, l'impie s'exprime et défie,
Jusqu'à se trouver dans le fond par les mensonges qu'il se raconte,
Jusqu'à croire que lui seul est bon, que pour le bien il a tout fait,
Alors que ses actions criblées, ne laissent rien au Jour des Comptes,
Et que l'Enfer seul veut de lui, et que là il va étouffer.
On aurait tort de croire alors à l'arbre qui cache la forêt,
Qu'les mauvaises herbes des sous-bois ont disparu durant l'été,
Que nous éloigne de la mort tout propos noble et coloré ;
Mais la droiture n'a qu'une voie, pourtant sied la diversité.
Mais corrompt son âme par un vin, celui qui là se fait plier ;
Quand la lumière s'est éteinte, qu'est-ce qui pourrait illuminer ?
Et quand par la famine étreinte, mieux vaut racine ruminer...
Ou bien manger des pommes de pin, les glands sont pour les sangliers !